HISTOIRE DE L'ABBAYE

1833

Disparue de France depuis la Révolution, la vie bénédictine y refleurit par les soins de Dom Prosper Guéranger. Celui-ci entreprend, avec le secours de Dieu, la restauration de la vie monastique

1901

Une loi civile anticléricale force les religieux de France à l’exil. Les moines de Saint-Wandrille se réfugient en Belgique.

1912

La communauté de Saint-Wandrille, toujours en exil en Belgique, projette de s’établir au Canada. Dom Paul Vannier y est donc envoyé avec mission de préparer sa venue. Avec l’approbation de l’évêque de Sherbrooke, Monseigneur Paul Larocque, il se porte acquéreur d’une ferme aux abords du lac Memphrémagog. Cinq moines français sont envoyés en renfort peu de temps avant la guerre 1914-1918, durant laquelle la petite communauté de Saint-Benoît-du-Lac reste complètement isolée de son abbaye fondatrice.

1914

Le 30 novembre, Dom Vannier se noie dans le lac, alors qu’il se rend à Magog en embarcation à moteur. La situation de la jeune fondation devient critique, on envisage même sa fermeture, mais des postulants canadiens s’annoncent, l’espoir renaît et le maintien du petit monastère est décidé. La communauté de Saint-Wandrille, ayant pu quitter la Belgique et regagner la France en 1924, renonce à s’établir au Canada.

1935

La fondation de Saint-Benoît-du-Lac est élevée au rang de prieuré conventuel, c’est-à-dire de maison autonome. Dom Léonce Crenier, moine de Saint-Wandrille, en devient le premier prieur conventuel. La communauté compte 24 moines profès.